Tori, novembre 2011
Article mis en ligne le 9 novembre 2011
dernière modification le 19 février 2012
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Sur le terrain le projet avance.
Guillaume Chogolou nous livre en détails les dernières nouvelles de la ferme.
Autant du côté de l’élevage (porcherie, étable, pisciculture) que de celui des cultures, la ferme de Tori monte en puissance, apportant ainsi sa pierre au développement local de ce petit coin d’Afrique.

Pisciculture

Les deux bassins fonctionnent avec les poissons (des Tilapia) qui croissent. A en croire le vétérinaire, leur croissance (poids et taille) devrait être satisfaisante pour la fin d’année et nous pouvons espérer procéder à la première pèche et aux premières ventes. Pour cela, il faut les nourrir davantage pour les engraisser.

A mon avis, l’expérience prend bien et nous pourrions envisager, dès que possible, de faire creuser d’autres bassins (peut-être deux autres, pour commencer).

J’avais annoncé qu’on réfléchissait à fortifier les digues des bassins pour éviter qu’en temps de pluie, les eaux d’érosion ne fassent déborder les bassins et emporter les poissons dans leur flot. Par rapport à ce souci, une rigole a été faite qui ceinture les deux bassins avec un débouché dans la rivière. Ceci empêche les eaux d’érosion de se déverser directement dans les bassins mais d’être recueillies dans la rigole pour être drainées dans la rivière. La « technique » a été efficace et surtout peu coûteuse.

Porcherie

La population au niveau de la porcherie continue de s’agrandir. Des 17 porcins l’été dernier, nous sommes passés à 25 en ce moment. Il y a donc eu 8 nouvelles naissances entre temps.

Là aussi nous prévoyons les premières ventes pour la fin de l’année. Les aînés d’entre les porcins sont en pleine phase d’engraissement en ce moment.

Deux principales difficultés ici.
D’une part, les loges sont devenues insuffisantes et trop exigües pour les porcs, toute chose qui joue sur leur croissance normale. De l’autre, leurs besoins en nourriture sont devenus importants avec, en conséquence, une incidence financière plus grande qu’au début. Aussi, vivement les premières ventes pour pouvoir souffler et équilibrer les choses.

Mais par rapport à la première difficulté évoquée, nous avons heureusement commencé les travaux d’extension de la porcherie par la construction de nouvelles loges. Ce sera un module de sept loges jouxtant le premier module. Nous avons pu lancer ce chantier grâce à un envoi de 4000 euros par l’Association Brie Bénin reçus à la fin du mois de septembre 2011. Les frais de cet investissement s’élèveront à environ 1.520.350 CFA 1.520.350 F cf conformément au devis établi au mois d’août dernier.

Pour ces travaux de construction, plusieurs « spécialités » et « compétences » (maçons, menuisiers, ferrailleurs, soudeurs) ainsi que de la main d’œuvre (ce sont des femmes du village aidées de quelques enfants qui ramassent et transportent du sable sur la ferme) locales sont sollicitées et mobilisées. C’est dire que le « chantier » fait travailler un peu tout le monde.

A l’étable

Au niveau des vaches, en dehors des deux vêlages intervenus en juillet dernier, il n’y a pas grande chose à signaler, sinon que le troupeau se porte bien et que les deux veaux (un mâle et une femelle) grandissent bien aussi. Il faut signaler également que, d’après le vacher et le vétérinaire, trois ou quatre vaches portent en ce moment, ce qui laisse espérer de nouvelles naissances prochainement (même si ces bêtes mettent longtemps à faire des petits). Le taureau travaille bien, il est vrai, mais c’est qu’il faut neuf mois de grossesse pour que les vaches, une fois qu’elles ont conçu, mettent bas. Néanmoins, selon toute vraisemblance, on devrait avoir d’autres veaux dans quelques semaines ... On croise les doigts.
Je rappelle que notre objectif, au niveau du troupeau, est d’atteindre la taille d’une bonne vingtaine de bêtes. Nous engraisserons les veaux au fur et à mesure des naissances et les vendrons dès que possible.

Pour l’instant, nous n’avons que deux vaches nourrices et la production du lait n’est pas importante (déjà, nos espèces ne sont pas des laitières de France ...). Cependant, la femme de Boukari, le vacher, les trait et fabrique des fromages frais qu’elle va vendre au marché. Avec les autres vêlages à venir, nous devrions avoir plus de lait.

Au niveau de l’étable, nous avions évoqué, dans le précédent bilan, la défaillance du parc. Pour le moment, Boukari prend soin d’attacher, chaque soir du retour du pâturage, les bêtes pour qu’elles n’aillent pas détruire les cultures dans les champs avoisinants. Nous espérons, après les travaux d’extension de la porcherie, pouvoir reconstruire un parc plus solide ...


Entretien et culture

La saison des pluies, cette année a été particulièrement longue. Beaucoup de pluies, beaucoup d’eau… D’un côté, cela nous a permis de faire un peu de culture de maïs et de manioc, du potager et de planter quelques arbres fruitiers (manguiers, orangers, mandariniers, bananiers, papayers) mais d’un autre côté ceci a donné lieu à un gros travail d’entretien, de sarclage et de nettoyage. Les membres de l’association s’y sont adonnés, mais nous avons eu besoin de la main d’œuvre des jeunes de village pour aider à sarcler et à nettoyer.

Nous travaillons à consolider ce qui est déjà mis en place, dans l’espoir que les projets envisagés vont pouvoir se réaliser pour le développement de la ferme. Dans les mois à venir, nous espérons pouvoir offrir un temps de formation à un jeune au projet Songhaï à Porto-Novo. Peut-être Sylvain, l’actuel porcher… Ceci est en tout cas important pour l’avenir, pour un meilleur suivi des activités sur la ferme.

Voilà quelques mots sur l’avancement des activités à Tori.

Pour l’AADR,
Guillaume CHOGOLOU

Crédit photos - Byzance Photos

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